- Genre : Seinen* • Comédie, romance, tranche de vie, cosplay, lycée
- Diffusion : Crunchyroll & Netflix
- Studio : CloverWorks
- Format : 2 saisons • 12 épisodes par saison • 2022 • 2025
- Origine : D’après le manga Sexy Cosplay Doll de Shinichi Fukuda • Édition Kana en VF
My Dress-Up Darling m’a attiré dès le départ grâce à ses graphismes que je trouve absolument magnifiques. CloverWorks a une réputation bien établie dans la communauté anime, et les visuels de My Dress-Up Darling ne déçoivent vraiment pas. Les personnages sont beaux, les expressions sont soignées (j’adore les yeux de Marin), les scènes sont colorées, et les costumes de cosplay sont superbes.
Et puis bien sûr il y a le thème, et là, c’est une autre raison d’adorer. J’aime beaucoup le cosplay, c’est un univers passionnant, et je n’ai encore jamais vu d’anime qui traite de ce sujet. Ça a clairement piqué ma curiosité.
Après avoir regardé les 12 épisodes de la saison 1, voici mon avis sur l’anime My Dress-Up Darling.
*Techniquement un seinen dans sa prépublication japonaise, My Dress-Up Darling propose un ton doux et attachant qui séduit bien au-delà de sa cible démographique originale. Les fans de comédies romantiques y trouvent leur bonheur, tous genres confondus.
De quoi parle My Dress-Up Darling ?
My Dress-Up Darling, c’est l’histoire de deux lycéens que tout oppose, et que la passion va réunir de la façon la plus inattendue qui soit.

Wakana Gojo est un garçon discret, presque invisible dans sa classe, qui n’a pas d’ami, ni de vie sociale. Sa passion ? Fabriquer des poupées hina, une tradition artisanale japonaise transmise par son grand-père. Suite à un épisode douloureux durant l’enfance qui lui a appris que certaines passions ne sont pas « acceptables » pour un garçon, il s’est mis à cacher soigneusement cet intérêt.
Marin Kitagawa, est tout le contraire de Wakana Gojo. C’est la fille populaire, rayonnante, directe que tout le monde admire. Passionnée de cosplay et d’anime au point d’en faire une priorité absolue dans sa vie, elle assume tout ce qu’elle est, sans filtre, et sans complexe. Dans un lycée où tout le monde joue un rôle, elle est l’une des rares à ne pas en avoir besoin. Quand elle découvre le talent de couture de Gojo, elle n’hésite pas une seconde : elle lui demande de l’aide pour créer ses costumes. Lui qui n’avait jamais partagé sa passion avec personne se retrouve embarqué dans l’univers flamboyant du cosplay, un monde à des années-lumière du sien.

Ce qui commence comme un simple service entre camarades de classe va doucement se transformer en quelque chose de beaucoup plus profond. Et c’est exactement là que la série devient intéressante.
Bande-annonce officielle de My Dress-Up Darling saison 1
Ce qui rend My Dress-Up Darling vraiment addictif
Gojo et Marin : Le duo qui fait tout
Ce que j’ai le plus aimé dans My Dress-Up Darling, ce n’est pas le cosplay (même si j’adore ça). C’est plutôt l’alchimie entre les deux protagonistes. Elle fonctionne parce qu’ils n’auraient jamais dû se rencontrer.
Gojo est touchant dans sa maladresse et sa sincérité. Il a grandi en cachant ce qu’il aimait, sans ami, convaincu que sa passion était une honte à dissimuler. Il semble toujours s’étonner de la gentillesse que Marin lui témoigne. Au fil des épisodes, il découvre peu à peu que ce talent dont il avait si honte peut apporter quelque chose de précieux à quelqu’un d’autre. Son évolution est douce, progressive, et écrite avec beaucoup de justesse.
Marin, elle, est une bouffée d’air frais. Pétillante et spontanée, j’adore ses réactions. C’est une fille qui assume tout ce qu’elle est sans s’excuser : ses goûts, ses passions, ses émotions. Elle ne joue pas la comédie, ne se cache pas. Elle est entière. Et c’est exactement ce dont Gojo avait besoin sans le savoir.
Leur dynamique fonctionne parce qu’ils se complètent parfaitement. L’assurance solaire de Marin face à la timidité de Gojo donne des situations à la fois drôles, tendres et palpitantes.

Des graphismes qui donnent envie de mettre pause
Ça commence dès l’opening. « Sansan Days » par Spira Spica est devenu culte dans la communauté anime, et on comprend vite pourquoi. Le générique est rythmé, coloré, avec une énergie qui colle parfaitement à l’ambiance de la série. Difficile de passer les épisodes sans le regarder jusqu’au bout ♡.
Et cette exigence se retrouve dans toute la série. Le studio CloverWorks a soigné chaque détail, et ça se voit dès les premières minutes.
Les expressions des personnages sont adorables. J’aime surtout les yeux de Marin qui sont le parfait reflet de chacune de ses émotions. Les couleurs sont vives, joyeuses, et on a envie de mettre pause sur certaines scènes juste pour les regarder.
Les costumes de cosplay sont très jolis, fidèles dans les moindres détails aux originaux que Gojo reproduit. On sent que l’équipe artistique connaît et respecte l’univers du cosplay.
Selon moi, My Dress-Up Darling est de la même qualité graphique que Les Carnets de l’Apothicaire. Bien que ces séries n’aient rien à voir entre elles, je suis vraiment bluffée par la qualité des graphismes. Si vous y êtes sensibles aussi, je vous conseille cet anime sans hésiter !
Une série qui parle de passion et de liberté
Ce qui m’a le plus surpris dans My Dress-Up Darling, c’est que la série dit quelque chose de plus profond que son pitch romantique ne le laisse penser. Elle parle de la honte liée aux passions « qui ne conviennent pas ».
Gojo aime coudre et fabriquer des poupées Hina depuis qu’il est enfant. Cette passion, il l’a apprise avec son grand-père, et il l’a longtemps cachée après qu’une amie d’enfance lui ait dit que c’était « bizarre pour un garçon ». Cette scène, courte, revient plusieurs fois dans la série comme une blessure qui n’a jamais vraiment cicatrisé. C’est elle qui explique pourquoi Gojo, adolescent, s’excuse presque d’exister quand il parle de ce qu’il aime.
Marin, elle, arrive dans sa vie exactement à l’inverse. Elle assume son amour des jeux, des mangas et des personnages qu’elle idolâtre sans se demander une seconde si c’est légitime. Et c’est ce contraste que je trouve beau : ce n’est pas le garçon qui sauve la fille, c’est la fille qui, sans même s’en rendre compte, montre au garçon qu’on a le droit d’aimer ce qu’on aime, à voix haute.
Deux façons de briser les attentes sociales, deux personnages qui se rencontrent au bon moment. La série ne fait jamais de leçon là-dessus. Elle montre juste la joie brute qu’il y a à partager une passion avec quelqu’un qui la prend au sérieux, et ça, franchement, ça résonne bien au-delà du cosplay.
Du fan service très présent
C’est mon vrai bémol. My Dress-Up Darling contient une quantité conséquente de fan service, quasiment toujours autour de Marin. Ce n’est pas complètement gratuit (les prises de mensurations, les essayages, les plans sur les costumes font partie de la logique cosplay de la série), mais c’est appuyé, et parfois beaucoup. L’épisode 2 en est l’exemple le plus flagrant : j’ai eu l’impression qu’il n’y avait que ça du début à la fin.

Je ne suis pas fan de ce registre quand il prend autant de place. Si l’anime en contenait moitié moins, je crois que je le recommanderais les yeux fermés. Là, je le recommande quand même, parce que l’histoire, les personnages et l’animation valent largement le détour. Mais si vous y êtes sensible, vous êtes prévenu. Et si ce n’est pas un problème pour vous, foncez, vous allez passer un excellent moment 🙂.
Pour qui est My Dress-Up Darling saison 1 ?
Parfait si vous aimez les comédies romantiques lycéennes légères et attachantes, les univers créatifs (couture, cosplay, culture otaku), et les romances qui prennent leur temps. Si vous appréciez les héros imparfaits qui s’épanouissent doucement, et les duos où la dynamique opposés-qui-se-complètent fonctionne à merveille, vous allez adorer.
Moins adapté si le fan service vous dérange. Ou si vous cherchez une romance intense et des aveux dès les premiers épisodes : ici tout est en combustion très lente. Le rythme est assez tranquille, il n’y a pas beaucoup d’action. On est plutôt sur un anime « tranche de vie » feel-good qu’on regarde sans se prendre la tête.
Mon verdict : Faut il regarder My Dress-Up Darling saison 1 ?
My Dress-Up Darling est un coup de cœur malgré le fan service. Une romance douce, drôle, portée par deux personnages qu’on a envie de suivre et une animation qui fait honneur à l’univers du cosplay. Si vous acceptez le style de contenu de l’épisode 2, vous allez adorer.
Ma note finale : 4,5/5 • C’est un anime qui mérite d’être vu, malgré le fan service trop présent à mes yeux.
Et pour prolonger le plaisir, voici où en est le manga en France
Si l’anime My Dress-Up Darling vous a tapé dans l’œil, sachez que le manga original est disponible en France ! Édité par Kana sous le nom de Sexy Cosplay Doll, ce manga signé Shinichi Fukuda réunit 15 volumes.
De mon côté, je n’ai pas le manga à la maison. Cependant, la série papier a une communauté immense de fans séduits par la finesse du trait, l’humour et la bienveillance de l’histoire. Si vous aimez avoir le livre entre les mains plutôt que de vous limiter aux écrans (comme pas mal de passionnés 🤭), voici où dénicher le tome 1 sur BD Fugue :
Liens affiliés : je ne recommande que ce qui me donne vraiment envie moi-même ♡.

Note : le manga est publié en France chez Kana sous le titre officiel « Sexy Cosplay Doll« , mais reste largement connu du public francophone sous son titre original « My Dress-Up Darling« , repris pour l’anime sur Crunchyroll et Netflix.
Et vous ?
Marin enchaîne les cosplays au fil de la saison, et je crois que chacun a son moment de gloire. Le premier, celui qu’on n’attendait pas, celui qui vous a fait rire, celui devant lequel vous avez mis pause… Lequel de ses cosplays vous a le plus marquée ? Dites-le moi en commentaire, j’ai hâte de lire vos avis ♡.




